Le Peuple de Haleth fut la deuxième maison des
Edain à entrer en
Beleriand, vers 312 du
Premier Âge, après qu'ils eurent reçu un signal des
Hommes de la
Maison de Bëor. Les
Hommes de ce peuple, auxquels étaient mêlés des
Drúedain, aimaient les forêts et ne connaissaient guère d'organisation centralisée ; leur langue était distincte de celles des autres
Edain, dont ils se différenciaient également par la tradition répandue au sein de ce peuple des femmes guerrières. Ils étaient apparentés aux
Hommes qui s'installèrent en
Minhiriath, les ancêtres des
Dunlendings.
Après leur entrée en
Beleriand, ils s'installèrent tout d'abord dans les bois des
Laiquendi mais, face à leur hostilité, les
Haladin finirent par s'établir plus au nord, sur les terres de
Caranthir en
Thargelion, où celui-ci toléra leur présence.
Morgoth, au courant de l'entrée des
Edain en
Beleriand et n'ayant pas réussi à semer la discorde entre
Elfes et
Edain, devint furieux et envoya une armée d'
Orques par l'est de l'
Ered Luin pour attaquer les
Edain. Cette armée tomba sur les
Haladin qui auraient vite été décimés si ne s'était élevé parmi eux un homme d'autorité et de courage,
Haldad. Celui-ci retira un maximum de
Haladin dans l'angle formé par le
Gelion et l'
Ascar, qu'il ferma par une palissade. La résistance fut farouche, mais
Haldad finit par se faire tuer, ainsi que son fils
Haldar. Sa fille
Haleth prit alors la direction des opérations, et les
Haladin finirent pas être secourus par les troupes de
Caranthir. Celui-ci proposa alors aux
Haladin de s'établir dans le nord du
Thargelion, mais ils préférèrent garder leur liberté et leur indépendance. Sous la conduite de
Haleth, qu'ils prirent pour souveraine, ils migrèrent alors en
Estolad, tout en restant à l'écart des autres
Edain. Mais cette situation ne convenait toujours pas à
Haleth, qui prit la décision de mener son peuple vers l'ouest. Affrontant les périls de
Nan Dungortheb et longeant l'
Anneau de Melian, les
Haladin finirent alors par atteindre
Brethil et
Talath Dirnen. Cependant,
Thingol revendiquait
Brethil comme partie intégrante de
Doriath. Influencé par
Finrod, il accepta néanmoins de concéder cette forêt aux
Haladin à la condition qu'ils gardassent le
Carrefour du Teiglin et qu'ils ne tolérassent pas la présence d'
Orques dans cette forêt, ce qu'ils acceptèrent. Au fil du temps et de l'insécurité, participant à plusieurs reprises aux
Guerres du Beleriand, le Peuple de Haleth se regroupa en
Brethil, sous la souveraineté des descendants de
Haldad, parmi lesquels, particularité chez les
Edain, était élu le dirigeant, le Halad, ou gardien du Peuple de Haleth. Ces derniers étaient installés à
Ephel Brandir.
Pour la liste de ces dirigeants, voir
Haladin.
Relativement isolé, le Peuple de Haleth survécut tant bien que mal de la sorte jusqu'à ce qu'il croise le destin de
Túrin. Ce dernier, après la chute de
Nargothrond en 495, et un crochet par
Dor-lómin, partit à la recherche de
Finduilas. Ses traces le menèrent jusqu'à
Brethil, où il rencontra
Dorlas, qui lui annonça que
Finduilas avait été tuée par les
Orques et que les
Haladin l'avaient enterrée sous un tertre,
Haudh-en-Elleth.
Túrin s'installa alors parmi ce peuple, dont le seigneur,
Brandir, l'accueillit avec réticence, pressentant que cet homme n'apporterait rien de bon aux siens. La venue de
Glaurung en
Brethil sembla lui donner raison, même si
Túrin finit par tuer le père des
Dragons, peu avant de se suicider, en 499, non sans avoir également tué
Brandir auparavant. Mais le Peuple de Haleth n'en avait pas encore fini avec la famille de
Húrin : ce dernier, relâché par
Morgoth en 500, arriva un jour en
Brethil, où
Hardang, le nouveau seigneur, le fit arrêter. Cette décision finit par causer une guerre civile parmi les
Haladin, qui n'en sortirent que très réduits. Ce qu'il advint du reste du Peuple de Haleth jusqu'à la fin du
Premier Âge n'est guère connu. Mais les survivants de ce peuple purent s'installer à
Númenor avec les autres
Edain auxquels ils finirent par se mêler.