Pengolodh était un éminent savant des
Elfes, reconnu comme le plus grand des
Lambeñgolmor (les linguistes) des Jours Anciens. Compté parmi les
Noldor d'
Aman*, il connaissait ainsi le quenya (vanyarin et ñoldorin) et le telerin, et il avait préservé d'une mémoire remarquable même chez les
Eldar les travaux (spécialement ceux sur l'étymologie) des savants antérieurs (
Fëanor inclus). Suivant les siens lors de l'
Exil des Noldor et s'établissant à
Gondolin (après un établissement probable en
Nevrast), il avait également pu apprendre le sindarin dans ses variantes, et le nandorin, et avait quelques connaissances du khuzdul sous sa forme archaïque, tel qu'utilisé dans les demeures des
Nains de l'
Ered Luin. Pengolodh resta en
Terre du Milieu durant le
Deuxième Âge pour poursuivre ses travaux, demeurant un certain temps parmi les
Nains de
Khazad-dûm, avant de s'embarquer pour
Tol Eressëa lorsque l'ombre de
Sauron recouvrit l'
Eriador, dans les années 1690.
Plusieurs de ses textes nous sont parvenus, via
Númenor et le
Gondor, tels que l'
Ósanwe-kenta,
Quendi et Eldar, le
Lhammas, des ajouts aux
Annales d'Aman de
Rúmil de Tirion, ou encore, selon certaines sources, le
Quenta Silmarillion lui-même.
*Selon d'autres sources, Pengolodh serait l'un des
Elfes d'ascendance mixte sindarine et ñoldorine, né en
Nevrast et ayant vécu à
Gondolin depuis sa fondation, et qui, après la chute de cette cité, collecta beaucoup de matériaux parmi les survivants des guerres aux
Havres du Sirion relatifs aux langues et aux systèmes gestuels avec lesquels, en raison de l'isolement de
Gondolin, il n'était pas encore familiarisé.