Nogrod était le nom d'une des deux cités des
Nains établies sous le versant est de l'
Ered Luin. Elle était située au sud du
Mont Dolmed. Peu d'
Eldar la visitèrent si ce n'est
Eöl et
Maeglin*. Ses artisans, dont
Telchar était le plus fameux, étaient renommés pour la forge des armes.
Les
Nains de Nogrod, tout comme ceux de
Belegost, entrèrent en contact avec les
Elfes du
Beleriand en 1250 de l'
Âge des Arbres, lorsqu'ils franchirent l'
Ered Luin, et firent commerce avec eux via la
Route des Nains. Ils participèrent notamment à la construction de
Nargothrond, à partir de l'an 50 du
Premier Âge.
Lorsque
Caranthir s'établit en
Thargelion, il entretint de bonnes relations avec la cité, ce qui n'empêchait pas
Eöl de la visiter, comme ce fut le cas en 400, lorsque
Maeglin et
Aredhel en profitèrent pour fuir
Nan Elmoth. De manière générale, les bons contacts avec les
Noldor firent que la cité envoya une armée participer à
Nirnaeth Arnoediad, en 472. Les
Nains s'y illustrèrent en restant les derniers du front est, mis à mal part
Glaurung et les siens. Ceux de Nogrod furent cependant moins endurants que ceux de
Belegost.
Vers 502,
Thingol demanda à des artisans de Nogrod de sertir le
Silmaril rapporté par
Beren dans le
Nauglamír. Le résultat fut exceptionnel et attisa l'envie des
Nains qui se querellèrent avec
Thingol et le tuèrent, avant de se faire massacrer. La nouvelle ayant été portée à Nogrod par deux survivants, les
Nains de cette cité décidèrent de partir en guerre contre
Doriath. Ils firent appel à ceux de
Belegost, qui refusèrent de se joindre à eux et essayèrent en vain les dissuader de mener cette attaque punitive. L'armée de Nogrod se lança donc à l'assaut de
Doriath et ravagea
Menegroth. Les
Nains repartirent avec le trésor de
Doriath, le
Nauglamír au cou du seigneur de Nogrod, mais furent attaqués sur le trajet du retour par
Beren,
Dior, les
Ents et les
Laiquendi, lors de la
Bataille de Sarn Athrad, vers 504. Peu d'entre eux rentrèrent alors à Nogrod.
Lors de la
Guerre de la Grande Colère,
Belegost et Nogrod furent endommagées, mais pas abandonnées ; néanmoins, en 40, de nombreux
Nains les quittèrent pour
Khazad-dûm. A l'époque de la
Guerre de l'Anneau, à la fin du
Troisième Âge, les deux cités étaient dites abandonnées.
* Ainsi que
Pengolodh, selon certains textes, et
Curufin, qui avait de bonnes connaissances en khuzdul.