
La destruction des Deux Arbres de
Túna, le meurtre de
Finwë Ñoldóran, le sac de
Formenos et le vol des
Silmarils, réveillèrent la rancœur des
Noldor vis-à-vis des
Valar et leur désir d’émancipation.
Fëanor, le plus durement touché par ces malheurs, se leva à
Tirion et entama un discours avec toute l’ardeur dont il était capable, et mit à son service sa grande science de la rhétorique afin de précipiter le départ des
Noldor vers la
Terre du Milieu.
Malgré quelques voix discordantes telle celle de
Finarfin notamment, une grande majorité des
Noldor s’empressa de faire les préparatifs du départ sur le champ.
Fëanor et ses sept fils, après avoir prêté leur terrible serment, récupérer les
Silmarils à n'importe quel prix, partirent les premiers à la tête de leurs suivants vers le port d’
Alqualondë afin d’y obtenir les vaisseaux nécessaires à la traversée de
Belegaer. Mais ils ne parvinrent pas à convaincre les
Amanyar Teleri du bien-fondé de leur action et la bataille ne tarda pas à éclater.
Seule l’arrivée des gens de
Fingolfin assura la victoire des
Noldor, et ce triste épisode fut dès lors connu sous le nom de
Massacre d’Alqualondë. Les
Noldor se rendirent alors au nord de
Valinor, en
Araman, par terre ou par mer, où ils tombèrent sur un personnage, identifié par certains à
Mandos. A ce moment fut prononcée la terrible
Prophétie du Nord. Secoués par cette sentence,
Finarfin et quelques-uns rebroussèrent chemin et reçurent le pardon des
Valar.
Fëanor traversa
Belegaer en navire, mais arrivé sur les côtes du
Beleriand, il donna l’ordre de brûler la flotte alors que les
Elfes de
Fingolfin étaient toujours en
Eldamar. Ces derniers se résignèrent à emprunter l’
Helcaraxë.
L’interdiction de revenir en
Aman, contenue dans la
Prophétie du Nord, ne fut levée qu’à la fin du
Premier Âge, après la
Guerre de la Grande Colère. Mais les derniers des
Noldor ne partirent qu’au tout début du
Quatrième Âge.