Fils de
Handir, du
Peuple de Haleth, et de
Beldis, de la
Maison de Bëor, Brandir naquit en 465 du
Premier Âge et était surnommé "l'Infirme" car il boîtait depuis qu'il s'était cassé une jambe dans son enfance. Cette infirmité l'avait rendu pacifique. De nature aimable, il s'intéressait beaucoup aux arbres et aux végétaux en général, et il était un bon guérisseur. En 495, à la mort de son père, il fut choisi comme sixième seigneur des
Haladin ; il prônait pour eux une vie à l'écart du monde, mais
Dorlas agit à son encontre plus d'une fois. La capitale de son peuple,
Obel Halad, fut appelée
Ephel Brandir en son honneur.
En 496, Brandir accueillit avec réticence
Túrin en
Brethil, pressentant que cet homme n'apporterait rien de bon à son peuple ; il le soigna néanmoins et l'accueillit dans sa maison. Peu après, une inconnue, amnésique et muette, arriva en
Brethil, que
Túrin appela
Níniel. Brandir la soigna également, et finit par tomber amoureux d'elle, mais
Níniel n'avait que de l'amitié pour lui, réservant son amour à
Túrin. Elle finit par l'épouser, malgré les avertissements de Brandir, et elle tomba enceinte. Entre-temps, les raids des
Orques se multiplièrent sur
Brethil, et
Túrin, à la tête des soldats des
Haladin, connut un succès tel que sa popularité dépassa celle de Brandir, à qui nul ne prêtait plus attention.
Glaurung lança alors une attaque sur
Brethil, et
Túrin projeta de lui tendre un piège à
Cabed-en-Aras. Pour cela, il fit appel à des volontaires, et
Dorlas, se désignant en premier, eut des mots insultants pour Brandir en sa présence. Cependant,
Hunthor, un parent, se porta volontaire pour représenter Brandir. Les trois
Hommes se mirent en route, demandant que personne ne les suivent. Mais
Níniel ne les écouta point, malgré les mises en garde de Brandir, et se lança à leur poursuite, suivie de nombreux
Haladin. Voyant son autorité baffouée, Brandir se démit de sa charge et brisa son baton de commandement, mais résolut toutefois de suivre
Níniel, n'ayant plus rien à perdre.
Entre-temps,
Túrin tua
Glaurung, mais les cris du père des
Dragons furent tels que les
Haladin, n'étant pas encore arrivés sur les lieux, crurent que
Túrin avait échoué et furent terrorisés. Brandir parvint alors à rejoindre
Níniel et lui conseilla de fuir avec lui, mais elle refusa et partit à la recherche de
Túrin, dont le corps gisait inerte aux côtés de
Glaurung. Une fois encore, Brandir la suivit et arriva à temps pour entendre
Glaurung, agonisant, dissiper l'envoûtement qu'il avait fait reposer sur
Níniel : celle-ci n'était autre que
Nienor, sœur de
Túrin. Secouée d'horreur et ne prêtant guère d'attention à Brandir, elle s'enfuit et se suicida. Brandir tomba alors sur
Dorlas, se souvint de ses mots et le tua. Ensuite, à hauteur de
Nen Girith, il rencontra ses gens, leur annonça le suicide de
Níniel, de même que les morts de
Glaurung et, se méprenant sur les apparences, de
Túrin, ajoutant qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle ; il leur expliqua également qu'en fait,
Túrin et
Níniel étaient frère et sœur. Les
Haladin le crurent fou, d'autant plus que
Túrin, reprenant ses esprits, les rejoignit. Une explication eut alors lieu entre Brandir et
Túrin, et celui-ci, furieux et refusant d'y croire, tua Brandir.